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Les poches et les cernes sous les yeux

Poches malaires : traitement non chirurgical

Les poches malaires sont un sujet délicat et pour lequel tant les traitements médicaux que chirurgicaux sont délicats.

Les poches malaires sont à différencier des poches palpébrales classiques (poches sous les yeux) qui sont la conséquence d’une surcharge graisseuse progressive avec expansion secondaire du tissu cutané.

La poche malaire est plus basse anatomiquement et n’intéresse pas la paupière inférieure. On constate une augmentation de volume ellipsoïde en regard de l’arcade malaire ou zygomatique, au niveau de la partie supérieure de la pommette.

Si la poche malaire est associée à une poche palpébrale vraie, l’association donne l’aspect d’un double cerne.

Lorsque de plus la vallée des larmes se creuse, la poche malaire semble comme suspendue au dessus de la vallée des larmes.

Propositions thérapeutiques


Il faut distinguer la poche malaire débutante de la poche malaire prononcée, stable, ancienne. Dans les formes modérées, un traitement médical par injection est le plus souvent suffisant.

Techniques médicales

1.    Visant à diminuer l’œdème

L’application d’un topique anti-inflammatoire et vasoactif riche en flavonoïdes peut s’avérer efficace sur un phénomène récent et non permanent. L’injection de cortisone à très faible dose en profondeur permet de traiter l’inflammation de la poche malaire. Le tissu de cette région contient des adipocytes et on sait le pouvoir atrophiant des corticoïdes spécialement sur ces cellules. C’est pourquoi il est préférable d’utiliser d’abord un corticoïde non retard.

En pratique, le protocole de traitement pour les patients se fera en plusieurs séances avec évaluation des résultats. Si le protocole est bien suivi, les résultats peuvent être assez durables jusqu’à un an.

2.    Visant à masquer le creux sous malaire en le comblant

On injecte un filler (produit de comblement) en profondeur pour redonner le volume disparu par la fonte graisseuse.

L’association de ces deux techniques médicales donne d’excellents résultats et permet le plus souvent de différer le traitement chirurgical d’une poche malaire.

Techniques chirurgicales

Dans les formes prononcées, seul le traitement chirurgical permet une nette amélioration des poches malaires. Il consiste en une association de liftings sous-musculaire et une lipostructure malaire.

Conclusion

Les techniques médicales de traitement des poches malaires par injections sont performantes et permettent de repousser la chirurgie, qui est une chirurgie assez lourde, qui doit associer un grand décollement du muscle pour le remonter et une lipostructure de la pommette.



Traitement par laser des cernes pigmentés orbitaires

Les cernes pigmentés orbitaires correspondent à une hypermélaninose épidermique et dermique congénitale souvent ethnique et prédominant chez les phototypes 3 et 4. Ils intéressent la paupière inférieure et parfois la paupière supérieure.
 
Ils doivent être différenciés des cernes creux mais aussi d’une coloration palpébrale inférieure témoin de la vascularisation dermique sous les peaux fines et diaphanes. A titre différentiel, un dermatoscope visualise le réseau vasculaire des peaux diaphanes et un éclairage frontal efface l’impression de pigmentation observée.

Le traitement des cernes pigmentés s’effectue sous anesthésie locale par infiltration. L’utilisation d’un laser pigmentaire en région intra orbitaire nécessite également la pose de coques oculaires. En pratique, les lasers déclenchés (Q Switched) sont utilisés aux longueurs d’onde ayant le plus d’affinité pour la mélanine (532, 755 nm) et à fortes fluences.

Durant le traitement, le passage d’un faisceau laser est effectué sur toute la zone intéressée en pulses jointifs entraînant un blanchiment immédiat, témoin de la dissociation dermo-épidermique.

La cicatrisation s’effectue sous topiques gras (vaseline, Aquaphor) et prend en règle général une semaine.

La forte prédominance des cernes pigmentés sur phototypes élevés induit un risque important d’hyperpigmentation post-inflammatoire. Il est donc conseillé d’effectuer un test préalable sur une petite zone du cerne pour une gestion plus simple du traitement ultérieur. Lorsqu’elle se produit, l’hyperpigmentation post-inflammatoire apparaît rapidement e quelques jours à la chute de la croutelle superficielle et entraîne des inquiétudes chez les patients qui n’en auraient pas été préalablement avertis. Sa survenue nécessite un suivi régulier post interventionnel jusqu’à complète résolution. Durant cette période, il existe une utilité certaine des hypo-pigmentants « doux ».

On peut limiter le risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire par le port permanent à l’extérieur de lunettes de soleil de bonne qualité.

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